1/2 Florin d’or au Saint-Jean-Baptiste – Perpignan – c. 1346-1380

650,00 

Témoignage exceptionnel de l’or médiéval de Perpignan, mêlant prestige du type au Saint-Jean-Baptiste, histoire mouvementée du Roussillon et rareté des émissions aragonaises en or, dans un exemplaire encore très lisible malgré un flan irrégulier typique de l’époque.

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1/2 Florin d’or au Saint-Jean-Baptiste – Perpignan – c. 1346-1380

  • Superbe florin d’or frappé à Perpignan sous la période aragonaise, représentant Saint Jean-Baptiste, figure emblématique des émissions médiévales du Roussillon. L’exemplaire présente un flan irrégulier typique des frappes médiévales, mais des reliefs nets et parfaitement lisibles, témoignant d’une frappe de qualité. L’identification de l’atelier de Perpignan apparaît ici particulièrement solide au regard du “P” final de la titulature ARAGO REX P et de la ponctuation par rosette propre à ces émissions médiévales roussillonnaises.

Avers : + ARAG.-O REX. P. (P pour Perpignan)
Grande fleur de lis épanouie, symbole royal.
Traduction : Pierre, roi d’Aragon.

Revers : S. IOHA-NNES B (rosette différent de Perpignan)
Saint Jean-Baptiste debout, nimbé, vêtu de la peau de mouton, bénissant de la main droite et tenant un sceptre cruciforme de la gauche.

Caractéristiques techniques :
Poids : 1,72 g
Diamètre : 16,05 mm
Type : demi-florin / florin d’or au Saint-Jean-Baptiste
Date : c. 1346-1380 (n.d.)
Atelier : Perpignan
Métal : or
Titre : 917 ‰
Axe des coins : 12 h


Historique de Perpignan et de son atelier monétaire

Perpignan occupe une place majeure dans l’histoire monétaire du sud du royaume. Centre stratégique du Roussillon, la ville connaît une succession de souverainetés qui façonnent profondément son monnayage : autonomie initiale, intégration à la couronne catalano-aragonaise, puis période du royaume de Majorque, avant de passer sous contrôle français à plusieurs reprises.

C’est sous Jacques III de Majorque que Perpignan voit apparaître ses premières émissions en or au type de Saint Jean-Baptiste. Inspiré directement du florin de Florence, modèle monétaire européen de référence, ce type marque l’entrée de la ville dans un réseau monétaire international prestigieux.

Après la conquête du royaume de Majorque, Pierre IV d’Aragon maintient l’atelier de Perpignan et poursuit la frappe du florin d’or, confirmant ainsi l’importance économique et politique de la cité au sein de la couronne d’Aragon.

Cette iconographie du Saint Jean-Baptiste disparaît ensuite progressivement sous les souverains suivants, ainsi que durant les périodes d’occupation française.

Restitué à Ferdinand II en 1493, le comté reprend un monnayage de type catalan, identifiable par la croix cantonnée d’annelets et de besants, souvent marquée d’un P pour Perpignan. Les autorités locales, les consuls de la ville, obtiennent également le droit d’émettre de petites valeurs (deniers et doubles deniers), sur lesquelles le Saint Jean-Baptiste réapparaît ponctuellement.

À la mort de Ferdinand II, Perpignan perd son statut d’atelier royal et se trouve intégré au système monétaire barcelonais. Toutefois, les consuls obtiennent à plusieurs reprises des autorisations exceptionnelles de frappe pour faire face à des besoins financiers ponctuels, notamment en 1529, 1531, 1598 et 1611.

Devenue place forte militaire sous administration française, la ville retrouve un droit d’émission temporaire entre 1644 et 1652. Ce seront les dernières émissions officielles portant encore l’effigie de Saint Jean-Baptiste.

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