Étude numismatique – Monnaies romaines antiques – Frederic Weber

Le Millénaire de Rome sous Philippe Ier : les monnaies des Jeux Séculaires et leur mystérieuse symbolique

En 248 apr. J.-C., Rome célèbre un événement exceptionnel : le millénaire de sa fondation légendaire. Pour commémorer cet anniversaire unique, l’empereur Philippe Ier organise de grandes festivités et fait frapper une série monétaire remarquable liée aux Jeux Séculaires.

Ces émissions comptent parmi les plus fascinantes du IIIe siècle romain. Les revers présentent différents animaux : lion, louve romaine, chèvre ou bouc, hippopotame, cerf et antilope. Longtemps interprétés comme une simple représentation des spectacles organisés à Rome, ces types monétaires pourraient également transmettre un message politique plus profond.

À travers cette étude, nous allons examiner les différentes hypothèses concernant la symbolique de ces animaux et leur possible rôle dans la propagande impériale de Philippe Ier, au moment où Rome tente d’affirmer son éternité malgré les difficultés qui frappent déjà l’Empire.

Antoninien de Philippe Ier frappé lors des célébrations du millénaire de Rome.

Rome atteint son millénaire : un événement politique majeur

Selon la tradition romaine, la fondation de Rome remontait au 21 avril 753 av. J.-C., date attribuée à Romulus. Mille ans plus tard, en 248 apr. J.-C., l’Empire célèbre cette date symbolique sous le règne de Philippe Ier l’Arabe.

Les Jeux Séculaires constituent alors bien plus qu’une simple fête : ils représentent un renouvellement du lien entre Rome, ses dieux protecteurs et son destin impérial.

Depuis Auguste, ces célébrations sont utilisées comme un puissant outil de communication politique. Les empereurs associent leur règne à la continuité de Rome et à la protection divine accordée à l’Empire.

Les monnaies de la neuvième émission entourant une représentation de Rome éternelle.

Une émission monétaire au service de Rome éternelle

La série du millénaire appartient à la neuvième émission de l’atelier de Rome. Les six officines actives frappent des monnaies portant la légende :

SAECVLARES AVGG

« Les Jeux Séculaires des Augustes »

Chaque officine reçoit un animal différent, créant une série parfaitement organisée. Cette particularité a intrigué les numismates depuis longtemps : les animaux ont-ils seulement été choisis pour rappeler les spectacles, ou possèdent-ils une signification symbolique plus complexe ?

La neuvième émission de Rome : les six officines et leurs animaux

L’émission consacrée au millénaire de Rome est particulièrement originale par son organisation. Les six officines de l’atelier de Rome frappent chacune un revers différent, tout en conservant une même légende : SAECVLARES AVGG, rappelant les Jeux Séculaires des Augustes.

Chaque animal est associé à une officine précise et apparaît accompagné du numéro de celle-ci en chiffres romains. Cette répartition volontaire montre que les graveurs ne choisissent pas simplement des animaux au hasard : la série répond à un programme monétaire parfaitement construit.

1ère officine – Le lion – Philippe Ier.

Le lion : puissance impériale et force de Rome

Le lion est traditionnellement associé à la puissance, au courage et à la domination. Dans le monde romain, cet animal possède également une forte dimension religieuse puisqu’il peut être rapproché de Jupiter et de la force impériale.

Sa présence sur cette émission peut donc être comprise comme une image de l’autorité de l’empereur et de la puissance de Rome, au moment où Philippe Ier cherche à présenter son règne comme placé sous une protection divine.

2ème officine – La louve romaine allaitant Romulus et Remus.

La louve romaine : le mythe fondateur de la Ville éternelle

La deuxième officine se distingue clairement des autres : elle ne présente pas simplement un animal de spectacle mais directement le symbole fondateur de Rome.

La louve allaitant Romulus et Remus rappelle l’origine légendaire de la Ville et inscrit l’empereur Philippe Ier dans une continuité historique remontant aux premiers temps de Rome.

Ce choix est particulièrement intéressant car il montre que cette émission n’est probablement pas uniquement descriptive. La monnaie devient ici un véritable support idéologique : Rome existe depuis mille ans et son destin est présenté comme éternel.

3ème officine – Le bouc ou la chèvre – Philippe II.

La chèvre ou le bouc : la jeunesse impériale et la dynastie

L’identification de cet animal a fait l’objet de discussions chez les numismates. Certains auteurs parlent d’un bouc, tandis que d’autres considèrent qu’il pourrait s’agir d’une chèvre.

Cette nuance est importante car la chèvre possède une symbolique particulière dans la tradition mythologique romaine. Amalthée, la chèvre qui nourrit Jupiter durant son enfance, représente la protection et la jeunesse divine.

Associée à Philippe II, fils de Philippe Ier élevé au rang d’Auguste en 247, cette représentation pourrait évoquer la continuité dynastique et la jeunesse du nouvel héritier impérial.

4ème officine – L’hippopotame – Otacilie.

L’hippopotame : fécondité et héritage oriental

L’hippopotame est un animal particulièrement remarquable dans cette série. Dans l’Antiquité, il est fortement associé à l’Égypte et aux régions orientales de l’Empire.

Son association avec le portrait d’Otacilie, épouse de Philippe Ier, pourrait également évoquer la fécondité et la continuité de la famille impériale.

Dans la tradition égyptienne, l’hippopotame femelle était lié à la déesse Thouéris, protectrice des femmes enceintes et symbole de fertilité. L’influence des cultes orientaux présents à Rome au IIIe siècle rend cette lecture particulièrement intéressante.

5ème officine – Le cerf – Philippe Ier.

Le cerf : longévité et permanence

Le cerf apparaît fréquemment dans l’imaginaire antique comme un symbole de renouvellement et de longévité.

Sur cette émission célébrant mille ans d’existence de Rome, il peut être interprété comme une image de la durée du pouvoir romain et de la capacité de l’Empire à traverser les siècles.

6ème officine – L’antilope – Philippe Ier.

L’antilope : un animal encore plus mystérieux

L’antilope est probablement le type le plus difficile à interpréter de cette série.

Contrairement au lion, à la louve ou au cerf, elle ne possède pas une symbolique romaine aussi clairement établie. Son origine évoque toutefois les régions africaines ou orientales de l’Empire, ce qui pourrait renforcer l’idée d’une représentation de l’universalité du monde romain.

Cette diversité animale semble ainsi dépasser la simple évocation des jeux : elle pourrait participer à une image globale d’un Empire réunissant des territoires et des peuples différents autour de Rome.

Les revers du millénaire : simples scènes de jeux ou véritable message impérial ?

L’interprétation traditionnelle de cette émission monétaire repose sur les sources antiques concernant les festivités du millénaire de Rome. L’Histoire Auguste, ainsi que d’autres auteurs comme Aurélius Victor, Eutrope ou encore Saint Jérôme, évoquent la présence de nombreux animaux présentés lors des spectacles organisés par Philippe Ier.

Selon cette première lecture, les monnaies représenteraient simplement les animaux exposés lors des Jeux Séculaires. Cette explication est parfaitement cohérente : la monnaie diffuse dans tout l’Empire l’image d’une célébration exceptionnelle destinée à impressionner les populations romaines.

Cependant, certains éléments invitent à dépasser cette lecture purement descriptive. La monnaie romaine n’est jamais une simple illustration : elle est également un formidable instrument de communication politique.

La monnaie comme outil de propagande impériale

Depuis la République romaine, les images monétaires possèdent une forte dimension symbolique. Les empereurs utilisent les revers pour transmettre des valeurs : victoire militaire, protection divine, prospérité, éternité de Rome ou légitimité dynastique.

Dans ce contexte, il serait étonnant qu’une émission aussi importante que celle du millénaire de Rome ait uniquement représenté une succession d’animaux sans message plus profond.

Le choix précis des espèces représentées semble donc avoir été réfléchi. Chaque animal pouvait évoquer une idée, une région ou une qualité associée à Rome et à l’empereur.

Une symbolique possible des animaux représentés

Cette interprétation reste une hypothèse, car les sources antiques ne donnent aucune explication officielle. Toutefois, plusieurs rapprochements sont particulièrement intéressants :

🦁 Le lion : Jupiter, puissance et autorité impériale

Le lion est depuis longtemps associé à la force et à la domination. Dans la culture romaine, il peut également être rapproché de Jupiter, divinité protectrice de l’État romain.

Sa présence pourrait donc évoquer la puissance de l’empereur et la protection divine accordée à Rome.

🐺 La louve romaine : Rome éternelle

La louve constitue l’élément le plus évident de la série. Contrairement aux autres animaux, elle n’est pas seulement une représentation naturelle : elle est directement liée au mythe fondateur de Rome.

Elle rappelle Romulus et Remus, donc l’origine même de la Ville. Sur une émission célébrant mille ans d’histoire, ce choix prend une dimension particulière : Rome affirme que son existence repose sur une continuité légendaire presque sacrée.

🦌 Le cerf : longévité et continuité

Le cerf possède dans l’Antiquité une image liée au renouvellement et à la durée de la vie.

Dans le contexte du millénaire de Rome, il pourrait symboliser la capacité de l’Empire à traverser les siècles et l’espoir d’une continuité durable.

🦛 L’hippopotame : fécondité et monde oriental

L’hippopotame est probablement l’un des animaux les plus originaux de cette série. Son association avec Otacilie ouvre une lecture différente.

Dans l’Égypte antique, l’hippopotame femelle était associé à Thouéris, divinité protectrice de la grossesse et de la fécondité.

Cette référence pourrait donc être liée à la famille impériale, à la descendance et à la continuité dynastique recherchée par Philippe Ier.

🐐 La chèvre ou le bouc : Philippe II et la jeunesse impériale

L’identification de cet animal reste discutée. Certains auteurs parlent d’un bouc, d’autres d’une chèvre.

La chèvre possède cependant une symbolique intéressante : dans la mythologie romaine, Amalthée nourrit Jupiter durant son enfance.

Associée à Philippe II, jeune Auguste nommé par son père, cette image pourrait évoquer la jeunesse impériale, la protection divine et la volonté d’assurer une succession dynastique.

Une série monétaire construite autour de l’idée d’éternité

Pris séparément, chaque animal possède plusieurs interprétations possibles. Mais replacés ensemble, ces revers semblent former un programme cohérent : la puissance de l’empereur, la naissance de Rome, la fécondité dynastique, la longévité et l’universalité de l’Empire.

Cette lecture ne remplace pas l’explication traditionnelle des Jeux Séculaires, elle vient plutôt la compléter.

Une autre lecture des revers : les animaux comme représentation du monde romain

L’interprétation symbolique des animaux ne s’arrête pas aux qualités impériales ou religieuses. Une autre hypothèse peut être envisagée : celle d’une représentation du monde romain à travers les espèces animales issues des différentes régions de l’Empire.

Cette lecture ne remet pas en cause l’idée traditionnelle des animaux des Jeux Séculaires. Les deux interprétations peuvent parfaitement coexister : les animaux ont pu être choisis parce qu’ils étaient présents lors des spectacles, mais également parce qu’ils permettaient d’évoquer la diversité et l’immensité du territoire romain.

La monnaie devient alors un message particulièrement puissant : Rome ne montre pas seulement des animaux exotiques, elle montre un Empire entier réuni autour de sa capitale.

Représentation possible de la répartition géographique évoquée par les animaux de l’émission du millénaire.

Rome au centre du monde méditerranéen

Au IIIe siècle, l’Empire romain forme un vaste ensemble organisé autour de la Méditerranée. Les territoires peuvent être regroupés en plusieurs grands espaces géographiques :

  • Le vieux monde romain occidental : Gaule, Hispanie, Italie et provinces du nord-ouest, romanisées depuis plusieurs générations.
  • Les provinces balkaniques : Dacie, Mésie, Pannonies, régions stratégiques où les armées romaines sont fortement présentes.
  • L’Orient romain : Syrie, Arabie, Mésopotamie, zones en contact permanent avec l’Empire perse.
  • L’Afrique orientale : Égypte et régions proches du Nil, riches en symboles et en animaux exotiques.
  • L’Afrique occidentale : Afrique romaine et territoires au sud de la Méditerranée.

Des animaux choisis avec précision

Un élément intéressant est que la gravure des coins monétaires montre une volonté de représenter des animaux précis, et non simplement une catégorie générale.

Les graveurs romains étaient capables de différencier les espèces. Le choix des formes, des silhouettes et des caractéristiques physiques semble donc volontaire.

Cette observation renforce l’idée que les animaux pouvaient avoir une valeur symbolique dépassant la simple décoration.

Le lion : l’Orient et la puissance impériale

Le lion était autrefois présent dans de nombreuses régions d’Afrique du Nord et du Proche-Orient.

Sa présence peut donc évoquer les territoires orientaux de l’Empire, mais également la force militaire et l’autorité impériale.

Cette association est particulièrement intéressante lorsque l’on rappelle que Philippe Ier était originaire de la région d’Arabie romaine.

La chèvre : les régions montagneuses et les Balkans

La chèvre domestique était répandue dans l’ensemble du monde romain. Cependant, les formes sauvages étaient particulièrement présentes dans les régions montagneuses de l’Est et des Balkans.

Elle pourrait ainsi évoquer ces provinces essentielles à la défense de l’Empire.

L’hippopotame : l’Égypte et le monde du Nil

L’hippopotame est probablement l’animal le plus facilement rattaché à l’Égypte antique.

Sa présence rappelle les liens anciens entre Rome et la vallée du Nil, province stratégique par son importance économique et symbolique.

Le cerf : les provinces occidentales

Le cerf était largement répandu dans les régions européennes de l’Empire. Son apparence sur les monnaies correspond davantage aux espèces présentes dans les forêts occidentales.

Il pourrait ainsi représenter les provinces du nord-ouest, profondément intégrées à la civilisation romaine.

L’antilope : l’Afrique au-delà des frontières romaines

L’antilope évoque davantage les régions africaines ou orientales plus lointaines.

Ses longues cornes rappellent certaines espèces africaines comme l’oryx ou le koudou, animaux connus dans l’imaginaire antique.

La louve : Rome, centre et symbole de l’ensemble

Dans cette lecture géographique, la louve occupe une place essentielle. Elle n’est pas seulement un animal parmi les autres : elle représente Rome elle-même.

Les cinq autres animaux peuvent alors être compris comme des images du monde rassemblé autour de la capitale impériale.

La série formerait ainsi une véritable carte symbolique de l’Empire : des territoires multiples réunis par Rome, la Ville éternelle.

Le Temple de Rome : un nouveau siècle pour la Ville éternelle

Les célébrations du millénaire ne se limitent pas à la célèbre série des animaux. Une autre émission particulièrement importante représente le Temple de Rome, accompagné de la légende SAECVLVM NOVVM, que l’on peut traduire par « Le Siècle Nouveau ».

Cette représentation marque le passage symbolique d’un millénaire à un autre. Rome ne célèbre pas seulement son passé : elle affirme son entrée dans une nouvelle période de son histoire, placée sous la protection des dieux et sous l’autorité de Philippe Ier.

Le choix du Temple de Rome n’est évidemment pas anodin. Il rappelle que la Ville éternelle demeure le cœur religieux, politique et administratif de l’Empire, malgré les difficultés croissantes auxquelles celui-ci est confronté au milieu du IIIe siècle.

Antoninien représentant le Temple de Rome avec la légende SAECVLVM NOVVM.

Une propagande impériale particulièrement cohérente

Lorsqu’on observe l’ensemble des émissions réalisées entre 248 et 249 apr. J.-C., une remarquable cohérence apparaît.

Les animaux des Jeux Séculaires, le Temple de Rome, la louve nourrissant Romulus et Remus ou encore les émissions consacrées à l’Aeternitas semblent participer à un même programme idéologique.

L’objectif paraît clair : rappeler que Rome est entrée dans son deuxième millénaire et que son avenir demeure assuré grâce à la protection des dieux et au pouvoir impérial.

La monnaie devient ainsi un véritable support de communication diffusé dans toutes les provinces de l’Empire.

Antoninien de Philippe Ier – AETERNITAS AVGG avec éléphant.

L’éléphant et la personnification de l’Éternité

Une autre émission contemporaine représente un éléphant accompagné de la légende AETERNITAS AVGG, « L’Éternité des Augustes ».

Depuis l’Antiquité, l’éléphant est considéré comme un animal exceptionnel. Sa longévité, sa puissance et sa mémoire en font un symbole particulièrement adapté à l’idée de permanence.

Dans le contexte des célébrations du millénaire, cette émission complète parfaitement la série des animaux des Jeux Séculaires. Alors que ces derniers évoquent la diversité et la grandeur de l’Empire, l’éléphant semble illustrer la continuité du pouvoir impérial et la vocation éternelle de Rome.

Une lecture globale des émissions de 248-249 apr. J.-C.

Pris individuellement, chaque revers possède sa propre signification. Mais lorsqu’ils sont étudiés ensemble, ils forment un ensemble remarquablement cohérent :

✔ Les Jeux Séculaires célèbrent le millénaire de Rome.

✔ Les animaux rappellent la richesse et l’étendue de l’Empire.

✔ La louve renvoie directement au mythe fondateur.

✔ Le Temple de Rome annonce l’ouverture d’un nouveau siècle.

✔ L’éléphant illustre l’idée d’une éternité impériale.

Cette cohérence renforce l’hypothèse selon laquelle Philippe Ier a souhaité diffuser un véritable programme de propagande destiné à affirmer que Rome entrait dans son second millénaire plus forte et plus légitime que jamais.

Conclusion : une émission monétaire toujours riche de mystères

Près de dix-huit siècles après leur émission, les monnaies du millénaire de Rome continuent de susciter l’intérêt des historiens, des numismates et des collectionneurs.

Les textes antiques confirment que Philippe Ier organisa d’importants Jeux Séculaires afin de célébrer les mille ans de la fondation de Rome. Ils évoquent également la présence d’animaux exotiques destinés à émerveiller le peuple romain.

En revanche, aucune source ne précise la raison exacte du choix des différentes espèces figurant sur les monnaies. Cette absence d’explication laisse aujourd’hui place à plusieurs interprétations complémentaires.

La lecture traditionnelle considère ces revers comme le simple reflet des spectacles donnés durant les festivités. Toutefois, leur remarquable cohérence, la présence de la Louve capitoline, les émissions parallèles consacrées au Temple de Rome et à l’AETERNITAS AVGG, ainsi que la répartition très organisée des animaux entre les différentes officines invitent également à envisager un programme idéologique plus élaboré.

Sans pouvoir être affirmée avec certitude, cette hypothèse ouvre une perspective particulièrement intéressante : chaque monnaie ne serait pas uniquement le souvenir d’un spectacle, mais aussi un support destiné à rappeler l’immensité de l’Empire, la protection des dieux et l’éternité de Rome au moment où celle-ci entrait dans son deuxième millénaire.

C’est précisément cette richesse d’interprétation qui fait aujourd’hui de cette émission l’une des plus passionnantes de toute la numismatique romaine.

Notre avis d’expert

La série du millénaire de Rome constitue l’un des ensembles monétaires les plus prestigieux de tout le IIIe siècle.

Par la qualité de sa gravure, la diversité de ses revers et les nombreuses questions qu’elle soulève encore aujourd’hui, elle occupe une place privilégiée dans toute collection consacrée à l’Empire romain.

Au-delà de leur intérêt historique, ces monnaies témoignent parfaitement de la manière dont les empereurs utilisaient la numismatique comme un véritable outil de communication politique à destination de l’ensemble du monde romain.

Pour aller plus loin

  • Roman Imperial Coinage (RIC IV)
  • The Roman Imperial Coinage Project – ANS
  • Online Coins of the Roman Empire (OCRE)
  • WildWinds – Base iconographique des monnaies romaines
  • ACSearch – Archives de ventes numismatiques internationales

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